Que vous comptiez proposer un appartement à la vente ou que vous envisagiez d’effectuer une rénovation énergétique de votre maison, il existe certaines démarches obligatoires. Parmi celles-ci, on trouve notamment les diagnostics immobiliers qui, comme leur nom l’indique, ont pour but d’établir un diagnostic du bien en question. On fait le point ensemble sur ce qu’il faut connaître à leur sujet en 2026 en fonction de la nature du projet.
Qu’est-ce qu’un diagnostic immobilier au juste ?
Avant de traiter l’aspect obligatoire des diagnostics immobiliers, intéressons-nous à leur intérêt. Apparus progressivement en France depuis une trentaine d’années, ceux-ci ont été avant tout conçus pour protéger toutes les parties impliquées lors d’une transaction (ou de travaux). En dehors du fait d’informer l’acheteur ou le locataire sur l’état réel du bien, ils ont pour but de garantir la sécurité des occupants. Si on découvre après repérage qu’il y a de l’amiante par exemple, des travaux pourront être requis.
En 2026, les documents concernant les diagnostics immobiliers sont habituellement regroupés dans le dossier de diagnostic technique (DDT). C’est lui que vous devrez obligatoirement remettre à l’acheteur dans le cadre d’une vente ou au locataire lors d’une mise en location. Des entreprises comme Agenda Diagnostics interviennent ainsi auprès des particuliers et des professionnels pour réaliser l’ensemble des contrôles nécessaires.
Voyons plus en détail quels sont les diagnostics obligatoires en fonction de votre situation.
Quels diagnostics immobiliers devrais-je effectuer ?
Vous vendez un bien immobilier
C’est dans le cadre d’une vente que les obligations sont les plus nombreuses. C’est plutôt logique étant donné qu’on parle de sommes dépassant plusieurs centaines de milliers d’euros, d’où l’intérêt de protéger l’acheteur. Voici une petite liste des principaux diagnostics en vigueur :
- Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) dont on entend très souvent parler depuis 5 ans. Celui-ci donne droit à une note allant de G à A, sachant qu’il n’est pas interdit de vendre une passoire thermique aujourd’hui.
- Le diagnostic amiante si votre bien a été construit avant juillet 1997.
- Le diagnostic plomb (Crep) si le logement est antérieur à 1949.
- L’état des risques si le bien est situé dans une zone à risques (séismes, inondations…).
- Le diagnostic termites dans certaines zones géographiques concernées.
- L’état de l’installation intérieure de l’électricité (si l’installation a plus de 15 ans).
Vous mettez à la location un logement
En ce qui concerne la location d’un logement, il y a un peu moins de documents à fournir qu’avec une vente immobilière. La liste est toute de même assez longue : DPE, diagnostic plomb, état des risques, et contrôle des installations électriques et gaz sont généralement requis. En outre, une autre contrainte existe depuis 2025 : l’interdiction de louer une passoire thermique (étiquette F ou G).
Si vous êtes concerné, vous aurez donc l’obligation de mener des travaux de rénovation énergétique pour atteindre au moins la classe E.
Vous faites des travaux
Pour ce qui est des travaux, les diagnostics immobiliers concernent avant tout les bâtiments anciens. Vous pourriez ainsi être contraint d’effectuer un repérage amiante. L’objectif ici est de protéger aussi bien les artisans intervenant sur le chantier que les occupants du logement. Rappelons que si les matériaux sont en mauvais état, l’amiante peut se répandre dans l’air ambiant et être très dangereux pour la santé.